Situation géographique
Ngaoubéla est situé au Nord-Ouest de Tibati (Département du Djerem) et au sud-ouest de Ngaoundéré. Il est à 230 Km de Ngaoundéré et à 10 Km de Tibati.
Historique
L’hôpital Protestant de Ngaoubéla, une des premières structures sanitaires de l’OSEELC, a officiellement vu jour le 1er novembre 1974.
Mais, il est à noter que c’est en 1947 que les activités ont commencées à Ngaoubéla avec les missionnaires de la Mission Norvégienne au Cameroun (NMS).
« Ngaoubéla » est une expression Mboum qui veut dire « colline du bonheur ». C’est ce nom que porte le village qui abrite l’Hôpital. Colline du Bonheur car les malades y trouvaient du Bonheur Spirituel et corporel.
Tout part de l’arrivée dans la ville de Tibati des missionnaires de la NMS (Mission Norvégienne du Cameroun), venus dans le cadre de la socialisation de l’évangile de Jésus Christ.
Le cas patent à l’époque est la lèpre qui sévit dans toute la région. Les lépreux rejetés par la société sont contraints de s’isoler. Christ à travers ses missionnaires vient à leur secours.
L’idée de création d’une léproserie en plein coeur de Tibati naît. Seulement, les autorités administratives et traditionnelles en place vont farouchement s’opposer à cette idée de sortir le lépreux de son refuge.
Elles obligent ainsi les missionnaires Norvégiens à trouver un autre site et ceci loin de la ville où ils mèneront à bien leur mission : prêcher l’évangile et prendre en charge les lépreux considérés dans la société comme impurs.
Le refuge choisi est une colline située à environ 10 kilomètres du centre ville, entre deux rivières nommées NYALAN et MENG.
C’est ce site que les lépreux vont nommer Ngaoubéla car, ils y ont trouvé le bonheur et la joie de vivre.
C’est en 1957 que naît la léproserie qui prend en charge les soins, la nutrition des lépreux et même des orphelins (orphelinat de Meng).
Evolution
Il apparaît avec le temps que le besoin d’étendre les soins se fait sentir et l’idée de créer un dispensaire naît. Cette activité attire autour du village les populations riveraines et les personnes en quête de soutien financier et surtout moral.
La léproserie se transforme petit à petit en dispensaire.
Le taux de fréquentation augmente.
Les missionnaires prêchent l’évangile et encouragent les « indigènes » à venir se faire consulter à faible coût. Les soins sont administrés à tous sans distinction aucune.
Les femmes enceintes se comptent en grand nombre. Seulement, la tradition encourage les accouchements à domicile, sources de nombreux maux pour les femmes et même causes de perte en vies pour ces dernières. C’est pour pallier à cela que les missionnaires vont envisager l’ouverture d’une maternité.
En 1965, une maternité voit jour. Les pasteurs encouragent les femmes à venir se faire consulter au dispensaire et à y accoucher. Les nouveaux nés sont suivis et même pris en charge.
Les bébés orphelins sont envoyés à l’orphelinat de Meng. C’est un soupir de soulagement que l’on entend de toute part, des lépreux et de leurs familles démunies.
L’appétit venant en mangeant, la population commence à prendre goût. Les malades sont de plus en plus nombreux au dispensaire. La demande est plus grande que l’offre.
Les missionnaires sont submergés. Il faut penser à former un personnel qui va donner un coup de main aux missionnaires. Les structures s’étendent et les soins s’intensifient entre 1970 et 1971. Le soleil luit pour les lépreux de Ngaoubéla en particulier et pour la population de Tibati en général.
Le dispensaire de Ngaoubéla devient officiellement Hôpital de Ngaoubéla.
Les arrêtés ministériels y relatifs sont :
L’arrêté N° 51/A/MSAP/DSP/DSFS/BFSP du 11 juillet 1974 et N° 91/A/MSAP/DS/SD/SDPS/BFSP du 11 octobre 1974 tous respectivement portant reconduction de l’autorisation de fonctionnement des formations sanitaires privées que sont : «la Mission Norvégienne au Cameroun» et «The Sudan Mission» donnent un statut juridique à l’oeuvre de santé.
La légalisation est le fruit d’une longue période de dur labeur, car face à des difficultés telles l’analphabétisme, l’occultisme, le fétichisme, le traditionalisme et le maraboutisme, nos missionnaires n’ont ménagés aucun effort pour mener à bien leur mission, celle de prendre soin en même temps de l’esprit que du corps.
Succesion des chefs
Depuis son ouverture, le Centre a connu jusqu’à nos jours deux responsables à savoir :
- 1974 :Dr SAND;
- Dr JANBU;
- Dr OGLEND;
- Dr TOBI;
- 1989 - Dr NEIER;
- Dr SANDNES;
- 1991 – 1994 : Dr PHILIPPE LEGRAND;
- 1994 – 1996 : Dr NAGBATA JEAN MARIE;
- 1996 – 2002 : Dr LAOUSSOU PIERRE;
- 2002 – 2003 : Dr HEURIC RAKOTOMALALA;
- 2004 - A ce jour : Dr DESIRE YAYA.
Le personnel
L’HPNG emploie plus de 48 personnels
NOS SERVICES
- Les consultations externes;
- Service de médecine;
- Service d’Imagerie Médicale;
- Service de Maternité et Néonatalogie;
- Santé Maternelle et Infantile;
- Service de Laboratoire;
- Service du Bloc Opératoire;
- Service de chirurgie;
- Service de Pédiatrie;
- Unité de Prise en charge des Personnes Vivant avec le VIH/SIDA (UPEC);
- Prévention de la Transmission Mère-Enfant (PTME);
- Programme de lutte contre la tuberculose;
- Programme Elargi de Vaccination;
- Service de Menuiserie.



